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29 juin 2010

CCMO et les médecines douces, un mariage de raison

Comment une mutuelle peut-elle faire pour émerger sur le marché saturé de la complémentaire santé ? La CCMO a choisi d’aller sur le terrain des médecines douces. En quoi son choix est judicieux et comment s’y prend t-elle ? 
Les chiffres démontrent qu’aujourd’hui un tiers des français (majoritairement des femmes, plutôt jeunes, citadines et désireuses d’être actrices de leur santé) consultent de manière régulière des spécialistes de la médecine douce, et cela malgré un remboursement nul de la sécurité sociale.
Pourquoi cet engouement ? Tout simplement parce que les médecines douces ont en commun de considérer que le corps et psychisme ne font qu’un, de s’intéresser au patient dans sa globalité et d’accorder du temps à l’écoute : bref une consultation plus humaine. La médecine conventionnelle n’offre pas cet accueil étant principalement dans la technicité et concentré sur l’organe malade.

Dans la course aux nouvelles adhésions, les médecines douces deviennent un + marketing important pour les mutuelles et les complémentaires santé. Elles sont maintenant nombreuses a proposer des couvertures "médecines douces" : smeba, alptis, mtrl, radiance mais toutes n'ont pas fait comme la CCMO qui a lancé un site dédié au sujet. Elle y propose une complémentaire santé "spécial médecines douces" qui couvre plus d’une dizaine de thérapies alternatives : ostéopathie, médecine traditionnelle chinoise, naturopathie, massages ayurvédiques, réflexologie, kinésiologie, shiatsu, chiropractie, acupuncture médicale, sophrologie… CCMO met également à disposition la consultation d’un guide Essentiel sur les médecines douces expliquant tous les bienfaits et limites de chaque médecine douce.

Mais si la démarche de créer un site thématique est une idée pertinente dans la mesure où internet est le point de départ d'un nombre incroyable de requête sur ces sujets (1 830 000 de requête pour le mot "bien etre" chaque mois), la CCMO semble s'en remettre au seul référencement naturel pour communiquer sur ses offres. Dommage, car même si cela reste une niche marginale, cette cible est encore très accessible via les sites et les magazines spécialisés qui font florès dans ce domaine et dont le prix des espaces reste très abordable. Voir le site